Les Ulis est une commune de l'Essonne en banlieue parisienne. La Mosquée des Ulis a été octroyée par la Sonacotra afin de permettre à ses résidents, pour la plupart des immigrés de confession Musulmane, de pratiquer leur culte. Différentes associations dont « ElFath »(la conquête), « EsSalam », se sont constituées au fil du temps pour gérer ce lieu. Au départ, la vocation de ces associations avait pour objet de maintenir cet endroit dans un état propre et fréquentable nécessaire aux prières rituelles pour des personnes vivant souvent seules au foyer.
C’est dans ce contexte, en 1997, que les fidèles se sont réunis pour créer l’Association Culturelle des Musulmans des Ulis (ACMU). Face à l'affluence grandissante de la population musulmane venant d'autres villes, et devant la taille des locaux inadaptée et l'organisation systématique de prières de rue tous les vendredis, l'association va faire pression par des manifestations et des revendications auprès de la mairie, afin d'initier un projet de construction d'une plus grande Mosquée.

Prières de rue le vendredi à la Mosquée des Ulis.
 
La municipalité cède et est prête à fournir un terrain pour la construction du nouvel édifice, mais l’ACMU et la mairie n’arrivent cependant pas à s’entendre sur la surface de la future Mosquée. La mairie n’accordant que 1500 m2 de terrain, trop peu pour l’ACMU. Fatigués de voir le projet au point mort, une poignée de Musulmans ulissiens a créé El Andalous, une nouvelle association. El Andalous s’occupe alors de tout le dossier et entame les discussions avec la mairie. Le projet prend forme, et se concrétise avec une promesse de bail, et les plans de la future Mosquée.
De par sa situation, la future Mosquée profitera de nombreux espaces publics environnants dont une offre importante en matière de stationnement. L’édifice aura une surface au sol de 1575 m2 et une surface hors œuvre nette constructible de 2500 m2.
Il s’étendra sur deux niveaux et comportera deux parties :
- une partie cultuelle : une salle de prière principale pour hommes, une mezzanine pour femmes et des salles annexes d’une capacité d’accueil totale de plus de 2.000 fidèles
- une partie culturelle : une bibliothèque, une salle de conférence, quatre salles de cours, une salle polyvalente, salon de thé et un réfectoire.
 
Après des débats houleux et conflictuels entre les deux principales associations musulmanes locales (ACMU et El Andalous) qui ne s'entendent pas sur la gestion du projet, le projet est gelé. Diverses pressions sont alors organisées, des militants d'El-Andalous allant même jusqu'à démarrer une grève de la faim pendant une dizaine de jours en avril 2011.
Maud Olivier, maire socialiste des Ulis signe finalement le bail et inaugure la pose de la première pierre du complexe islamique le premier octobre 2011, qui devrait pouvoir accueillir ses Fidèles en 2013.
- Mosquée des Ulis - projet 1 Mosquée des Ulis - projet 2
- Projet de la future Mosquée des Ulis - pose de la première pierre le premier octobre 2011
Cette convention n'est pour le moment signée que avec El-Andalous, mais Maud Olivier s'engage à intégrer l'ACMU dans la convention si un arrangement est trouvé.
L'association Musulmane historique de la ville ACMU, dispose d'un site internet pour diffuser les préceptes islamiques. Sur le forum, divers articles sont écrits et validés par les responsables du site, on peut trouver un article très complet sur l'apostasie, l'acte de renonciation à un dogme, une religion. Quelques extraits en gras italique ci-dessous (hard-copy) :
 
 
 
LA SOCIÉTÉ MUSULMANE ET LA LUTTE CONTRE L'APOSTASIE
“Il est nécessaire d’opposer une résistance à l’apostasie individuelle afin de la cerner et d’éviter qu’elle ne se développe et que fusent de toutes parts ses étincelles. Elle deviendrait alors une apostasie généralisée, car des petites étincelles naissent les grands incendies.
A partir de cela, les juristes de l’Islam sont unanimement d’avis que l’apostat mérite une peine, même s’ils peuvent diverger sur sa nature. Leur grande majorité estime que cette peine est la peine de mort. C’est l’avis des quatre écoles de jurisprudence islamique prévalantes, voire des huit écoles.
A ce sujet, une somme de hadiths authentiques ont été narrés par un certain nombre de Compagnons : Ibn `Abbâs, Abû Mûsâ, Mu`âdh, `Alî, `Uthmân, Ibn Mas`ûd, `Â’ishah, Anas, Abû Hurayrah et Mu`âwiyah Ibn Haydah.
Ces hadiths sont rapportés selon des formulations différentes. Par exemple, le hadith d’Ibn `Abbâs : « Quiconque change sa religion, tuez-le. »(rapporté par tous les compilateurs de hadiths sauf Muslim ; on retrouve le même hadith chez At-Tabarânî, d’après Abû Hurayrah, avec une bonne chaîne de narration et ce hadith est narré selon Mu`âwiyah Ibn Haydah avec une chaîne de narration dont les maillons sont des hommes de confiance).
Le hadith d’Ibn Mas`ûd : « Le sang d’un Musulman qui atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu est illicite sauf dans trois cas : l’homicide volontaire, le fornicateur qui a déjà connu le mariage et l’apostat qui abandonne la Communauté. »(rapporté par l’ensemble des compilateurs de hadiths).
Selon d’autres versions de ce hadith, d’après `Uthmân : « …un homme qui a mécru après sa Soumission (Islam) ou qui a forniqué après qu’il a connu le mariage ou qui a tué sans droit une autre âme. » (rapporté par At-Tirmidhî, qui le qualifia de hasan(bon) -, An-Nasâ’î et Ibn Mâjah ; le sens du hadith est confirmé par la version d’Ibn `Abbâs, de Abû Hurayrah et de Anas). L’érudit Ibn Rajab dit : « Tuer dans chacun de ces trois cas est consensuellement admis par les Musulmans. ».
Alî, que Dieu honore sa face, exécuta la peine de l’apostasie contre un groupe de gens qui l’avaient divinisé. Il les brûla vifs, après qu’il leur eut demandé de se repentir et qu’il les eut réprimandés, mais ils refusèrent de se repentir et de revenir sur leurs prétentions. Il les jeta alors dans le feu, disant : lorsque j’ai vu que la chose était blâmable, j’ai allumé mon bûcher, et j’ai appelé Qumbur » (Qumbur étant son serviteur et son page). Ibn `Abbâs désapprouva `Alî, arguant de l’autre hadith : « Ne châtiez pas par le châtiment de Dieu. » Ibn `Abbâs pensait donc qu’il fallait les tuer, mais non les brûler. La divergence d’Ibn `Abbâs concernait donc le moyen employé, non le principe. De même, Abû Mûsâ et Mu`âdh exécutèrent la peine de mort contre un Juif du Yémen qui s’était converti à l’Islam puis avait apostasié. Mu`âdh dit alors : « C’est le Jugement de Dieu et de son Messager. » (hadith consensuellement reconnu, i.e. rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).
`Abd Ar-Razzâq rapporte qu’Ibn Mas`ûd mit en arrestation un groupe de gens, en Irak, qui avaient renié l’Islam. Il écrivit alors à `Umar à leur sujet. Ce dernier lui répondit par une lettre : « Propose-leur la religion de vérité et l’attestation qu’il n’y a de dieu que Dieu. S’ils acceptent, laisse-les en paix. Et s’ils refusent, tue-les. » Certains d’entre eux acceptèrent et ils furent graciés. D’autres refusèrent et ils furent tués.
On rapporte d’après Abû `Amr Ash-Shaybânî qu’Al-Mustawrad Al-`Ijlî se convertit au christianisme après avoir embrassé l’Islam. `Utbah Ibn Furqud l’envoya à `Alî, qui lui demanda de se repentir, ce que l’apostat refusa de faire. `Alî le mit à mort.“
L'article dénonce clairement l'apostasie, le meurtre et l'adultère qui doivent être passible de peine de mort. Cet article vous semble-t-il être un Message de Repect et de Tolérance envers les autres Communautés ? Est-il en conformité avec la déclaration des Droits de l'Homme, qui stipule la liberté de Culte ?
En publiant cet article, en ligne depuis mai 2011, les responsables de l'ACMU cautionnent ouvertement le meurtre en cas d'apostasie.
L'imam de la Mosquée Sonacotra des Ulis de l'ACMU, le Cheikh Okba Chekiri donne des sermons tous les vendredis, ci-dessous un extrait d'un sermon donné le 8 mai 2009, intitulé,”Préserve les droits de tes frères musulmans!”, quelques extraits en gras italique ci-dessous (hard-copy) :
“Le musulman est le frère du musulman. Il ne l'opprime pas et ne le délivre pas. Celui qui est au service de son frère, Allah sera à son service et celui qui soulage un musulman d'une difficulté Allah le soulagera d'une difficulté parmi celles du Jour dernier. Et celui qui couvre la faute d'un musulman Allah couvrira ses fautes le Jour dernier”. (hadith rapporté par Al-Boukhaariy et Mouslim d'après ibn Omar).
De ce hadith apparaissent les principaux corollaires de la fraternité dans l'Islam.
Cette fraternité n'est pas un vain mot que l'on dit par courtoisie ou pour mettre la poudre aux yeux mais c'est un engagement et un pacte qu'il faut absolument respecter. Il est en effet interdit au musulman de commettre un tort contre son frère ou préméditer ce tort. S'il porte atteinte contre lui sans toutefois le vouloir, il lui incombe de réparer ce tort, et il ne porte pas pour cela un péché car il n'avait pas voulu lui nuire. Par contre s'il avait l'intention de lui nuire même par un geste qui ne lui porte pas réellement préjudice ou qu'il aurait voulu repousser par ce tort de la gêne à son encontre, c'est alors pire et il en portera un péché confirmé. Le Prophète n'avait-il pas dit ce qui signifie : Ni nuisance ni intention de nuire(hadith rapporté par Ahmad, Ibnou Maadjah et Maalik dans son Mouatta').
Ensuite, quelques soients les différends entre le musulman et son frère, c'est particulièrement grave de sa part de lui faire subir les sévices d'un mécréant ou alors inciter le mécréant à lui causer du tort ou alors se rallier au mécréant contre lui. Prends garde à ce que tu ne sois un bâton dans la main du mécréant frappant avec un musulman ! Prends garde à ce que tu ne sois une botte dans le pied du mécréant écrasant avec un seul musulman ! Prends garde à ce que tu ne sois une arme dans les mains du mécréant se vengeant avec d'un musulman ! Au contraire sois plutôt au service de tes frères le mieux que tu puisses, et offre leur ton aide à chaque fois qu'il t'est possible de le faire.”

L'imam de la Mosquée des Ulis sépare bien les Musulmans qui doivent s'entraider, et les Mécréants, les non-Musulmans.
” Il est en effet interdit au musulman de commettre un tort contre son frère ou préméditer ce tort.” Cela veut-il dire qu'il est permis de faire du tort aux non-musulmans ? Pourquoi faire cette discrimination entre Musulmans et non-Musulmans ? Le Mécréant est dans ce sermon considéré comme un ennemi, qui ne mérite ni aide, ni considération. Est-ce que ce prèche ne risque-t-il pas d'induire de l'animosité envers les non-musulmans ? Où est le Message de Respect et de Solidarité entre Communautés ?
On peut remarquer que le Livre “Le Jardin des Vertueux” (RIyad as Salihin) est une base d'apprentissage de l'Islam à la Mosquée “El-Andalous”, salle de prière distincte de celle de l'ACMU. Le livre “Le Jardin des Vertueux” (Riyad as salihin), est une véritable référence dans le Monde Musulman, contenant les textes Saints les plus précieux, une compilation de hadiths, un complément pour suivre et comprendre les préceptes du Coran. Adopter le bon comportement et déterminer ce qui est licite ou illicite en Islam. Quelques extraits :
1348. Selon Abou Oumama, le Prophète a dit : « Celui qui n'a pas combattu, ou n'a pas équipé un combattant, ou encore n'a pas remplacé un combattant dans sa famille, subira une calamité de la part de Dieu avant le jour du Jugement. » (Abou Dawud)
1349. Selon Anas, le Prophète a dit : « Combattez les polythéistes avec vos biens, vos personnes et vos langues. » (Abou Dawud)
Coran 9.36 : Liguez-vous pour combattre les païens, comme ils se liguent pour vous combattre ! Sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent.
Coran 9.14 : Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d´ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d´un peuple croyant.
1314. Jabir rapporte : Un homme demanda : « Ô Prophète de Dieu, où serai-je si je suis tué au service de Dieu ? » - « Au Paradis, répondit le Prophète. » L'homme jeta alors les quelques dattes qu'il avait dans la main et se lança dans le combat jusqu'à la mort. [Muslim]
1296. Selon Mou'adh, le Prophète a dit : « Le Paradis est assuré à tout musulman qui combat au service de Dieu - si peu que ce soit. Celui qui est blessé au service de Dieu ou frappé par quelque malheur viendra, le jour de la Résurrection, avec sa blessure plus profonde qu'elle ne l'a jamais été : sa couleur sera celle du safran et son odeur, celle du musc. » (Abou Dawud et Tirmidhi)
Coran 2.216 : Le combat vous a été prescrit alors qu´il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l´aversion pour une chose alors qu´elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu´elle vous est mauvaise. C´est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.
290. L'interdiction de regarder une femme
291. L'interdiction de se trouver seul en présence d'une femme
179. L'interdiction faite à la femme de voyager seule
284. Selon Abu Talq Ibn Ali, le Messager de Dieu a dit : « Quand l’homme appelle son épouse pour satisfaire son désir, elle doit y répondre même si elle est en train de cuire son pain ». (Tirmidhi et Nasâ-i)
285. Selon Abou Hourayra, le Prophète a dit : « Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner devant son semblable, j’ordonnerais sûrement à la femme de se prosterner devant son mari ». (Tirmidhi)
265. Que Dieu maudisse les Juifs; ils ont fait des tombes de leurs prophètes des lieux de prière »
1820. Selon Abou Hourayra, le Prophète a dit : «L'Heure ne viendra pas tant que les musulmans n'auront pas combattu les juifs qui n'auront d'autre recours que de se cacher derrière les pierres et les arbres qui diront : « Musulman ! Voici un juif qui se trouve derrière moi, viens donc le tuer ! », à l'exception d'un arbre appelé gharqad et qui est un des arbres des juifs. » [Bukhari et Muslim]
Des Messsages d'Amour, d'Humilité, de Paix, de Fraternité ? Est-ce que le “Jardin des Vertueux” sera enseigné aux élèves dans les cours donnés dans les classes de la future grande Mosquée des Ulis ?
- Maud Olivier - maire PS des Ulis
“Ce moment me donne l'occasion de rappeler mon attachement indéfectible, à toutes les Valeurs de justice, de Laïcité, de Tolérance et de Fraternité. Ces Valeurs sont les fondements de notre République. Vous le savez, dès ma prise de fonction, j'ai décidé avec les élus de la majorité municipale, de tout faire pour que le dossier de la réalisation d'un lieu de prières adapté pour nos concitoyens de confession musulmane aboutisse rapidement et dans de bonnes conditions.”
Maud Olivier - maire socialiste des Ulis - discours lors de la pose de la première pierre de la Mosquée des Ulis le 1 octobre 2011.
 
 
 
 
 
 
 
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