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Découvrir ce merveilleux monastère du VIeme siècle ici

Les médias français n'en ont pas parlé: surtout ne pas écorner l'image de la "résistance".

Pour la première fois dans l'histoire du conflit en Syrie, un monastère catholique a subit une attaque armée a rapporté Radio Vatican samedi 25 février.

Environ 30 hommes armés et masqués ont attaqué le monastère de Mar Moussa, restauré depuis 1992 par le jésuite d'Italie Paolo dell 'Olio et spécialisé dans le dialogue islamo-chrétien. Les assaillants ont demandé de l'argent et des armes. Selon l'abbé, personne n'a été tué ou blessé.

"Toutefois, il est étrange que les attaquants cherché des armesdans un monastère, connu comme un centre de dialogue et de réconciliation entre musulmans et chrétiens," a dit le moine.

Selon l'archevêque catholique de Damas Samir Nassar, la situation dans le pays est en spirale hors de contrôle que l'opposition armée étend son influence à des régions différentes de l'état.

Selon lui, en réalité, la Syrie est de plus en l'arène d'un conflit international des intérêts politiques, militaires et économiques."

- Ecoutez une interview récente du père Paolo dell'Olio qui exprimait déjà ses inquiétudes le 6 février à Radio Vatican en format MP3 ou Realplayer.Extrait :

" à Homs il y a des quartiers presque vides, la plupart des Chrétiens quittent la ville, des couvents sont déjà vides, la situation est désastreuse"

Voir ce reportage sur le monastère oecuménique de Mar Moussa réalisé au début des travaux de restauration, il contient des fresques du 11eme siècle :

 

- Ecoutez également le témoignage du nonce apostolique à Damas, Monseigneur Mario Zenari.

En complément d'information, toujours d'après Radio Vatican:

"Le Monastère de Saint Jacques le Mutilé a dressé une liste des attentats contre les chrétiens de ces dernières semaines, à commencer par l’assassinat par les insurgés, le 25 janvier, du Père Basilios Nassar, curé grec orthodoxe du village de Kfar Bohom, dans la province de Hama. Il a été abattu alors qu’il venait en aide à un homme agressé par les insurgés dans la rue Jarajima à Hama. "C’est la première fois, depuis l’insurrection, qu’un prêtre est la cible de la violence aveugle qui est devenue l’arme redoutable d’une insurrection de plus en plus manipulée", peut-on lire sur le site internet du monastère. "Ce meurtre est alarmant. Il conforte les craintes de voir la révolution syrienne tourner au conflit confessionnel. Sous couvert d’une quête de liberté et de démocratie les insurgés se révèlent comme des islamistes qui s’en prennent à des civils innocents dans une démarche de discrimination religieuse".Le site mentionne également l’exécution le 26 janvier, devant sa maison, de Zafer Karam Issa, un major âgé de 30 ans appartenant à la communauté chrétienne, abattu d’une centaine de balles par un commando dirigé par le fils de l’Emir islamiste de Yabroud, M. Khadra. Durant la même semaine, un jeune chrétien, Khairo Kassouha, âgé de 24 ans, a été lui aussi abattu en sortant de chez lui à Kusayr.

Le Père Mayas Abboud, recteur du petit séminaire grec-catholique à Damas, témoigne de ce qu’il a entendu au téléphone de la veuve de Nidal Arbache, un chauffeur de taxi abattu par les insurgés. "Ici à Kusayr nous sommes livrés au bon plaisir des insurgés qui font la loi chez nous. Nous nous attendons à toutes sortes de sévices. Nous n’avons rien ni personne pour nous protéger. Je vous en supplie Père, prenez cela comme un testament. S’il m’arrive quelque chose de fâcheux je vous confie mon fils, prenez soin de lui. Toute notre famille est menacée par les bandes armées".
A Kusayr, un cousin de Père Louka, curé de Nebek, raconte qu’il rentrait dans la localité lorsqu’à un rond-point de la ville il a été arrêté par des insurgés. "Ils m’ont réclamé mes papiers et m’ont fait attendre deux heures pour vérifier si mon nom est cité dans les listes issues par les comités de coordination de la révolution qui sont désormais des organes de référence judiciaire. Si mon nom avait été mentionné, j’aurais été exécuté sur place comme ils le font avec d’autres".


A Homs, la liste des victimes s’allonge, selon le Monastère: Plus de 230 chrétiens ont été abattus. Plusieurs sont kidnappés. Souvent les insurgés réclament une rançon qui varie entre 20’000 et 40’000 dollars par personne. Certains quartiers mixtes comme Bab Sbah ou Hamidiyeh à Homs voient 80% de leurs habitants chrétiens les déserter pour s’établir chez des amis ou des parents dans les régions de la Vallée des chrétiens. Les chrétiens de Hama et de sa province font de même. "Le mouvement est progressif mais implacable", peut-on encore lire sur le site du Monastère Saint-Jacques-Le Mutilé www.maryakub.org. (apic/asian/com/be)"





Source Observatoire de l'islamisation
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