« Quant au marchand d’esclaves, il baigne quatre heures durant une esclave un peu trop basanée dans une préparation destinée à lui éclaircir la peau et utilise divers procédés pour fabriquer des fausses vierges. D’autres recettes relèvent moins directement du registre de la fraude, mais sont tout aussi pittoresques : on épile la jeune esclave avec de la chaux vive, des oeufs ou larve de foumi-sans doute en onguent- de l’huil où l’on a fait cuire des grenouilles ou des salamandres, on parfume les aisselles avec diverses préparations à l’eau de rose, on utilise des pâtes pour supprimer ou éclaircir les taches de la peau et les grains de beauté.Avec le commerce des esclaves, on touche à une autre dimension des activités commerciales, celle des trafics à longue distance de denrées de prix élevé, que nous connaissons en fait beaucoup moins bien que les activités journalières des souks »


Pierre Guichard Al-Andalus une histoire de l'Andalousie arabe 711-1492 p.163

Extrait d’une théorie de hiérarchisation des peuples selon le climat par Sa’id al Andalousi, cadi de la cité musulmane de Tolède au XI siècle :


« Entre le dernier des septs climats et les limites du monde habité, la distance excessive du soleil à la ligne du zénith rend l’air froid et l’atmosphère épaisse. De là viennent à ceux qui habitent le plus au nord un tempérament frigide, des humeurs âcres, un ventre bouffi, une coloration pâle et de longs cheveux plats. Il leur manque l’acuité de la compréhension, la clarté de l’intelligence, et c’est pourquoi ils baignent dans l’ignorance et l’apathie, l’absence de discernement et la stupidité. Tels sont les Slaves, les Bulgares et leurs voisins. A l’opposé, au voisinage et au-dessous de la ligne d’équinoxe, vers le sud, la longue présence du soleil au zénith rend l’air chaud et l’atmosphère ténue. C’est pourquoi les peuples qui vivent là ont le tempérament chaud et les humeurs ardentes, une couleur noire et des cheveux laineux. Il leur manque la maîtrise de soi et l’églité d’humeur, et ils sont dominés par l’inconstance, la bétise et l’ignorance. Tels sont les Noirs qui vivent aux limites de l’Ethiopie ; les Nubiens, les Zanj et leurs pareils. »

Sa’id Al-Andalusi, Tabaqat al-Umam, Paris, 1935 p.37,38

« Quant au marchand d’esclaves, il baigne quatre heures durant une esclave un peu trop basanée dans une préparation destinée à lui éclaircir la peau et utilise divers procédés pour fabriquer des fausses vierges. D’autres recettes relèvent moins directement du registre de la fraude, mais sont tout aussi pittoresques : on épile la jeune esclave avec de la chaux vive, des oeufs ou larve de foumi-sans doute en onguent- de l’huil où l’on a fait cuire des grenouilles ou des salamandres, on parfume les aisselles avec diverses préparations à l’eau de rose, on utilise des pâtes pour supprimer ou éclaircir les taches de la peau et les grains de beauté.Avec le commerce des esclaves, on touche à une autre dimension des activités commerciales, celle des trafics à longue distance de denrées de prix élevé, que nous connaissons en fait beaucoup moins bien que les activités journalières des souks »

Pierre Guichard Al-Andalus une histoire de l'Andalousie arabe 711-1492 p.163


Extrait d’une théorie de hiérarchisation des peuples selon le climat par Sa’id al Andalousi, cadi de la cité musulmane de Tolède au XI siècle :

« Entre le dernier des septs climats et les limites du monde habité, la distance excessive du soleil à la ligne du zénith rend l’air froid et l’atmosphère épaisse. De là viennent à ceux qui habitent le plus au nord un tempérament frigide, des humeurs âcres, un ventre bouffi, une coloration pâle et de longs cheveux plats. Il leur manque l’acuité de la compréhension, la clarté de l’intelligence, et c’est pourquoi ils baignent dans l’ignorance et l’apathie, l’absence de discernement et la stupidité. Tels sont les Slaves, les Bulgares et leurs voisins. A l’opposé, au voisinage et au-dessous de la ligne d’équinoxe, vers le sud, la longue présence du soleil au zénith rend l’air chaud et l’atmosphère ténue. C’est pourquoi les peuples qui vivent là ont le tempérament chaud et les humeurs ardentes, une couleur noire et des cheveux laineux. Il leur manque la maîtrise de soi et l’églité d’humeur, et ils sont dominés par l’inconstance, la bétise et l’ignorance. Tels sont les Noirs qui vivent aux limites de l’Ethiopie ; les Nubiens, les Zanj et leurs pareils. »

Sa’id Al-Andalusi, Tabaqat al-Umam, Paris, 1935 p.37,38

 

 

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