Après avoir achevé le préambule de la Constitution, la commission en charge du préambule et des principes fondamentaux s’est attelée à l’étude de l’Article 1 de la Constitution de 1959. Une polémique s’est alors engagée lorsque les députés d’Ennahdha ont fait part de leur souhait d’imposer la suprématie de ce premier article sur l’ensemble des autres articles de la Constitution.
Abdelmajid Najjar, rapporteur de la commission et membre du Parti Ennahdha a affirmé, selon la TAP, qu’il était nécessaire d’étudier la possibilité que les autres articles contiennent des points contraires aux dispositions de l’Article 1, spécifiquement en ce qui concerne la souveraineté et la religion. La députée Ennahdha, Hajer Azaiez a expliqué cette proposition par le fait que les préceptes de Islam, qui est la « religion de l’Etat », ont été violés par le passé et qu’il faut s’assurer qu’ils ne le soient plus dans l’avenir. Sana Haddad a précisé que l’Article 1 est la référence de la Constitution et que rien ne doit le contredire.

Sahbi Atig, président de ladite commission a émis, quant à lui, le souhait de faire appel à des juges et des experts pour aider à la décision de la commission à ce sujet.
Les voix condamnant une telle proposition se sont, d’ores et déjà, élevées. Ainsi, commentant sur son compte twitter, l’élue CPR et membre de la même commission, Mabrouka Mbarek, considère que consacrer la suprématie de l’Article 1 sur le reste de la Constitution revient au même que de mentionner la Chariâa. Cette dernière affirme également que cette proposition, si elle venait à être adoptée, comporterait de nombreux risques et diminuerait la valeur de la Constitution dans son ensemble.

 

Retour à l'accueil