Interrogé sur la chaîne de Télévision nationale concernant le problème que poserait l’inscription de la Chariâa dans la prochaine Constitution, Habib Khedher, rapporteur général de la Constitution, estime que cet article est naturel dans un pays musulman et qu’il s’ajoute à l’actuel premier article de la Constitution, sur lequel il semble y avoir un consensus, mais qui, selon Habib Khedher, est insuffisant pour l’élaboration des lois selon l’Islam.

Même si la lecture de la Chariâa diffère selon les différents courants islamiques, et pourrait laisser place à de nombreuses interprétations, plus ou moins modérées, Habib Khedher estime que cela ne pose pas de problème et que l’élaboration des lois se fera par le futur pouvoir législatif, en fonction de l’interprétation qu’il ferait de la Chariâa.

Il s’agit donc d’un article subversif qui, s’il venait à être adopté par l’Assemblée constituante, présenterait un danger certain pour la future République, étant susceptible d’être utilisé pour établir des lois antidémocratiques, laissées à l’appréciation de nos futurs législateurs.

 

 

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