(Belga) Ces derniers mois, alors que le parti islamiste Ennahda a remporté avec plus de 40% des voix les premières élections libres en Tunisie, les violences faites aux femmes n'ont cessé d'augmenter, ont dénoncé les représentantes de l'association des femmes démocrates tunisiennes, vendredi, à l'occasion d'une rencontre haute en couleurs avec le ministre-président de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, en visite officielle en Tunisie.

"En prenant la parole publiquement et en jouant un rôle lors de la révolution de janvier 2011, les femmes se sont davantage exposées aux violences", ont expliqué les responsables de l'association. Premières visées, les enseignantes, les artistes ou encore les académiciennes sont dans le collimateur des islamistes qui entendent introduire la charia - la loi islamique - dans la constitution. Les mouvements féministes subissent également de plein fouet les pressions des radicaux. "Mais nous ne baissons pas les bras et nous ne nous laissons pas impressionner. Nous refusons la charia, dans sa totalité ou même en partie: les droits des femmes sont une partie intégrante des droits humains", ont réaffirmé les représentantes de l'association des femmes démocrates. Cette dernière compte quelque 160 adhérentes et "beaucoup plus de sympathisantes" car la population "en a marre de Ennahda". "Aujourd'hui, les gens disent: le parti nous avait promis la Turquie, il nous a amené l'Afghanistan". (MUA)

Source: Belga
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