L'éminent journaliste et écrivain azeri Rafiq Tagi est mort quatre jours après avoir été poignardé à Bakou. Deux jours avant sa mort, il avait dit que l'attaque pourrait être liée à un article qu'il avait publié au début du mois où il critiquait vivement le gouvernement iranien et se moquait des menaces de Téhéran envers l'Azerbaïdjan. En 2006, il avait publié un article critique envers l'islam et Mahomet qui lui avait valu une fatwa de mort de l'ayatollah Uzma Lankarini (photo).

Des musulmans se sont faits exécuteurs des basses oeuvres d'allah.

Lankarani

L'Ayatollah iranien cheikh Mohammed Fazel Lankarani s’est félicité du meurtre de l’écrivain et journaliste azeri Rafiq Tagi.

Cette nouvelle sensationnelle a été publiée sur le site du cheikh dans la matinée du 28 novembre. La déclaration qualifie le meurtre de Rafiq Tagi, décrit comme un apostat, d’exécution et de juste châtiment. L’ayatollah félicite le peuple d'Azerbaïdjan pour cet assassinat et se réjouit que « la main d’allah se soit manifestée chez les musulmans et ait envoyé en enfer cet homme malfaisant qui a insulté le prophète ».

«Une grande gratification sera assurément accordée par Le Tout-Puissant à celui qui a exécuté la sentence et fait plaisir aux musulmans. Les ennemis de l’islam doivent comprendre que les jeunes gens honorables ne laisseront personne dénigrer les valeurs saintes de l’islam et exécuter les intrigues de l'impérialisme mondial et du sionisme ; ils puniront pour leurs actes honteux tous ceux qui trahissent leur religion. Je rends hommage au monde musulman, et en particulier au peuple de l'Azerbaïdjan et à la mémoire de l'Ayatollah Uzma Lankarani - l'homme qui a émis la fatwa de mort contre l’impie», indique la déclaration.

L'annonce d'aujourd'hui pourrait avoir de graves conséquences sur les relations entre l’Azerbaïdjan et l’Iran, car il pourrait s’agir d’une confirmation officielle que l’assassinat a été ordonné par l’Iran. Elle pourrait également signaler la présence en Azerbaïdjan d'agents iraniens prêts à commettre des assassinats et d’autres crimes. Il convient de noter qu’après l'assassinat de Rafiq Tagi, l'ambassade d'Iran à Bakou s’était dissociée de ce crime. Les autorités de Bakou n’ont pas commenté la déclaration.

 

 

 

 

 

Source : Iranian Cleric Welcomes Assassination of Rafig Tagi, Azerireport, 28 novembre 2011. Extrait traduit par Poste de veille

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