En pleine séance parlementaire égyptienne, l’avocat et député salafiste Mamdouh Ismail s’est levé en plein discours du président pour effectuer l’appel à la prière, à l’heure de la salat de l’Asr ( milieu de l’après-midi), ce qui a suscité un véritable tollé.
Le président du Parlement Saad al-Katatni, membre des Frères musulmans, a immédiatement ordonné à son frère salafiste de s’asseoir et de cesser son adhan (appel à la prière), lui rappelant qu’il se trouvait au sein du Parlement, et non dans une mosquée : « Je ne vous en ai pas donné l’autorisation. Il y a une mosquée pour l’appel à la prière », avant d’ajouter d’un ton sévère, en vain : « M. le député Mamdouh Ismaïl a violé le règlement de la séance et a lancé l’appel à la prière [...] sans prendre l’avis du président de l’Assemblée. Il y a une mosquée pour ça. [...] Vous n’êtes pas plus musulman que nous et vous ne voulez pas prier plus que nous. Si vous voulez (aller) prier, allez-y, je ne vous en empêche pas. N’entravez pas les travaux de la séance ».
Mais tandis que plusieurs députés avaient du mal à dissimuler leur sourire, un brouhaha s’est élevé dans le salle, ne perturbant pas Mamdouh Ismail. De plus, ce n’est pas la première fois que ce vice-président du parti salafiste al-Asala (L’authenticité), représenté par seulement trois sièges au Parlement, suscite la polémique en Égypte.
 
Voici les images de cet appel à la prière très spécial :
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