Les groupes de défense des droits humains passent beaucoup de temps à tenter d'empêcher les pires abuseurs des droits humains de blanchir leur réputation en se faisant nommer sur divers comités de l'ONU. 

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Voici que le dictateur corrompu de la Guinée Équatoriale, responsable de graves violations des droits humains, souhaite être honoré en finançant un prix de l'UNESCO pour les sciences de la vie qui porterait son nom :

L'UNESCO devrait refuser d'honorer le président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, en acceptant un prix à son nom, déclare un groupe de neuf organisations des droits de l'homme dans un communiqué publié mardi à New York. [...]

 

'S'il (Obiang) souhaite financer la science et l'éducation dans le monde, il doit commencer par son pays où tant de gens n'ont toujours pas accès à des services de base comme l'électricité et l'eau potable, tandis que lui et sa famille mènent un train de vie extravagant qui fait l'objet d'enquêtes judiciaires partout dans le monde' [...]

Les détracteurs de ce prix ont souligné le contraste entre la mission de l'UNESCO de promotion des droits humains et de défense de la liberté d'expression et la répression brutale et la corruption officielle qui a marqué les 32 ans de règne du président Obiang. (source : Afrique en ligne)

 

Le président corrompu risque toutefois d'obtenir l'honneur qu'il convoite grâce au bloc de votes des pays africains au conseil d'administration de l'UNESCO qui se réunira à Paris le 6 octobre. Le dictateur a obtenu une résolution des présidents des pays de l'Union africaine en faveur de son projet. Comment ?

Les chefs d'Etat africains ayant convergé sur la capitale de la Guinée Equatoriale cet été ont l’habitude des bonnes choses de la vie, mais ils ont quand même été impressionnés. La nation minuscule située sur la côte de l'Afrique centrale a dépensé plusieurs fois son budget d’éducation annuel pour construire une station balnéaire de 800 millions de dollars pour loger les présidents participant au sommet de l’Union africaine.

 

Outre un parcours de golf de 18 trous, un hôtel cinq étoiles et un spa, le pays a construit une villa pour chacun des 52 présidents que compte le continent. Chaque villa était pourvue d’un chef cuisinier et d’un ascenseur privé menant à une suite donnant sur la plage artificielle de 1,6 km sculptée le long de la côte spécialement pour eux.

 

 

 

 (source : AP) /Poste de veille

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