UOIF : Vers une prise de conscience d’Alain Juppé ?

 

Quatre prédicateurs étrangers, invités au congrès de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) organisé au Bourget au mois d’avril prochain, ont été interdit d’entrée en France, en raison de leurs propos qui, « dans le contexte actuel représentent un fort risque de troubles à l’ordre public ».

Dans un communiqué de presse, Alain Juppé, ministre des affaires étrangères rajoute également: « Nous regrettons que l’UOIF ait en outre choisi d’inviter Tariq Ramadan, ressortissant suisse, dont les positions et les propos sont contraires à l’esprit républicain, ce qui ne rend pas service aux musulmans de France ».

Le maire de Bordeaux prend-il donc soudainement conscience du discours des islamistes, ou est-ce une posture à quelques semaines des élections présidentielles ? Pourtant, quand l’imam de Bordeaux, membre de l’UOIF, a reçu en grande pompe Tariq Ramadan à Bordeaux au Palais des Congrès (photo), aucun regret ne fut exprimé.

Parmi les intégristes indésirables, on retrouve l’égyptien Safwat Al Hijazi (interdit de présence au Royaume-Uni pour apologie du terrorisme et appel au meurtre) qui était à la tribune au coté de l’imam de Bordeaux et d’autres sulfureuses personnalités le 25 juin 2010 à l’occasion de la rencontre annuelle des musulmans de l’Est. Qui avait dénoncé cette proximité ? Sûrement pas Alain Juppé qui déclarait à propos de Tareq Oubrou : « il défend absolument les valeurs de la République », et « est parfaitement en ligne avec ce que nous défendons » !

Depuis plusieurs jours, un certain nombre de personnalités demandent l’interdiction de ce congrès islamiste. Dernier en date, le chroniqueur du Figaro, Yves Thréard qui s’interroge : « Pourquoi le gouvernement n’interdit pas tout simplement, et définitivement, ce congrès islamiste du Bourget ? Il en a les moyens. Pourquoi ne surveille-t-il pas d’un peu plus près les activités de l’UOIF ? ».

En Gironde ce courant des frères musulmans contrôle les principales mosquées du département, dont celles de Cenon et de Bordeaux. Il est un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics. Jusqu’à quand ?

 

 

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