Cet article d'Islamist Watch porte sur l'histoire incroyable de la collaboration du NY Times avec le CAIR, une façade des Frères musulmans, contre la police de NY pour avoir montré un documentaire sur la menace de l'islam radical dont le narrateur, le Dr Zuhdi Jasser, est un musulman patriote. Le NY Times a publié des articles calomniateurs décrivant le film comme islamophobe et CAIR a appelé à la démission du chef de police. Le maire Bloomberg de NY a appuyé le CAIR.

C'est l'histoire d'une collaboration au djihad furtif, au détriment de la sécurité de la population.

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Le Troisème Djihad présente des interviews exclusives de certains des plus grands experts américains en contre-terrorisme, dont, de gauche à droite, Rudolph Giuliani, l’ancien maire de New York, R. James Woolsey, l’ancien directeur de la CIA, Raymond Kelly, le commissaire du NYPD, Tom Ridge, l’ancien directeur du Secrétariat d’Etat à la Sécurité (Homeland Security), et Bernad Lewis, le célèbre historien.

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Le Forum Islamique Américain pour la Démocratie (American Islamic Forum for Democracy, AIFD) défend le NYPD (Département de Police de New York), attaqué pour utiliser « Le Troisième Djihad : Le Projet de l’Islam Radical pour l’Amérique », un documentaire salué par la critique, pour la formation au contre-terrorisme.

Une cabale d’envergure a été orchestrée par le New York Times (fidèlement à sa ligne éditoriale) et alimentée par l’organisation islamiste du Conseil pour les Relations Américano-Islamiques (CAIR) ; elle a contraint le Département de Police de la Ville de New York (NYPD) à retirer de son programme de formation au contre-terrorisme le documentaire « Le Troisième Djihad », dont le narrateur est un pieux musulman, ancien médecin militaire dans la Marine Américaine - documentaire applaudi par Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York, comme constituant un « coup de semonce » pour l’Amérique. A la suite de ce retrait, on assisté à la présentation d’excuses obséquieuses de la part du NYPD et du maire actuel, Michael Bloomberg, que l’on a vu supplier d’être pardonnés, répondant ainsi aux pressions du CAIR, qui exige en sus une remise à plat du programme de formation et des démissions.

C’est comme cela que procèdent le CAIR et les autres organisations islamistes. Faire avancer le djihad, petit à petit. Jouer la politique plutôt que la violence. Tenir des conférences de presse plutôt que de poser des bombes. Aujourd’hui, il s’agit de rogner les moyens d’action des forces de l’ordre et de les contraindre à la servilité devant les organisations radicales islamistes. Demain, il s’agira de remplacer notre république constitutionnelle par une parodie d’Amérique, régie par la charia. De voir nos libertés, notre mode de vie asservis aux diktats de la charia, soumis aux moindres caprices et aux menaces des organisations islamistes les plus vindicatives et les plus radicales.

«Le CAIR est le représentant aux Etats-Unis de l’organisation terroriste Hamas », explique Claire Lopez, un ancien agent de la CIA. Il a été cité comme « co-conspirateur non inculpé » dans l’affaire du procès de 2008 du financement du Hamas/Holy Land Foundation de 2008 ». En fait, Omar Ahmad, l’un des cofondateurs du CAIR a annoncé un jour à une foule galvanisée que « l’islam n’est pas venu en Amérique à l’égal des autres fois, mais pour les dominer. Le coran, le livre musulman des écritures devrait être l’autorité suprême en Amérique, et l’islam devrait être la seule religion acceptée sur terre ». Et Ibrahim Hooper, le porte-parole du CAIR de surenchérir : « Je ne voudrais pas donner l’impression que je n’aimerais pas que le gouvernement des Etats Unis soit islamique dans le futur … mais je ne ferai rien de violent pour y arriver. Je le ferai par l’éducation ».

Mais le CAIR ne représente pas tous les musulmans américains, et d’ailleurs, il n’en représente même pas la plupart. Le Forum Islamique Américain pour la Démocratie (American Islamic Forum for Democracy, AIFD), une organisation de musulmans modérés, a publié une déclaration de soutien au NYPD et à son chef, Kelly, dans leur combat contre la radicalisation islamiste. Selon leur site Internet :

«La mission de l’AIFD, c’est d’œuvrer à préserver les principes fondateurs de la constitution des Etats-Unis, les libertés, au travers de la séparation de la mosquée et de l’Etat. L’AIFD est la plus importante des organisations de musulmans américains à s’opposer frontalement à l’idéologie de l’islam politique, et à contredire ouvertement la pensée commune qui veut que la foi musulmane et le concept d’Etat islamique (l’islamisme) soient inextricablement mêlés ».

Le narrateur du documentaire le Troisième Djihad, le Dr. M. Zuhdi Jasser, pieux musulman et président fondateur de l’AIFD, a publié la déclaration suivante :

« Le Forum Islamique Américain pour la Démocratie soutient sans ambages les efforts déployés par le Département de Police de New York et son commissaire Raymond Kelly pour combattre l’idéologie insidieuse de l’islamisme militant … La charge menée cette semaine contre le NYPD, et désormais aussi contre son chef, Kelly, illustrent une nouvelle fois l’ampleur de la fourberie à laquelle recourent les organisations comme le CAIR pour annihiler toute critique à leur égard.

L’affaire que le New York Times a divulguée cette semaine date déjà de plus d’un an … Et lorsqu’elle a rebondi au hasard de la publication de nouvelles informations, le CAIR en a aussitôt profité pour ranimer la controverse. Et voilà donc ces nouvelles informations si choquantes : 1500 policiers du NYPD ont vu un film, déjà disponible pour le grand public, facile à se procurer, et que des millions de personnes ont probablement déjà vu.

Le CAIR cherche ainsi, de manière flagrante, à porter atteinte au NYPD et à son chef, Kelly, tout cela parce qu’ils font juste leur travail – et par là même, il cherche à terroriser quiconque œuvrerait légitimement à révéler au grand jour ce qui fait le cœur de l’islamisme. Du fait du politiquement correct, il est devenu impossible de réfuter la moindre supputation de discrimination ou d’a priori racial, comme il est maintenant impossible pour un Américain de tenir un discours honnête sur les questions religieuses.

Le Troisième Djihad n’est ni anti-islam, ni anti-musulman. Si cela avait été le cas, je n’y aurais pas participé. C’était pour moi l’occasion de parler à mes coreligionnaires d’une menace réelle pour nos enfants et pour l’essence même de notre mode de vie. C’est un coup de semonce tiré pour réveiller notre communauté, pour qu’elle s’investisse de sa responsabilité de combattre cette idéologie en son sein même, cette idéologie qui cherche à nous arracher nos libertés, comme la Constitution les garantit. »

Il faut absolument lire la déclaration tout entière. Et consulter leur site Internet.

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Le Troisième Djihad investigue l’islam radical aux Etats-Unis, et l’émergence des menaces que ce « djihad maison » pose à la sécurité nationale et à « l’American way of life », le mode de vie américain. Selon le site Internet du Troisième Djihad :

«Le film, raconté par le Dr. M. Zuhdi Jasser, un musulman américain pieux, commence par la déclaration suivante : « Ceci n’est pas un film sur l’islam. C’est un film sur la menace de l’islam radical. Seuls un petit nombre des 1,3 milliards de musulmans de par le monde sont des musulmans radicaux. Ce film parle d’eux ».

En 72 minutes, le film révèle ainsi que des islamistes radicaux, que leur religion pousse à un rejet profond des valeurs occidentales, de ses cultures et religion, sont impliqués dans une stratégie protéiforme de domination du monde occidental. Contrastant avec l’emploi du « djihad violent » pour terroriser les « non croyants », Le Troisième Djihad pose le concept du « djihad culturel » comme moyen d’infiltrer et de saper notre société de l’intérieur ».

Les producteurs du Troisième Djihad ont publié une réponse à la série d’articles du New York Times, et au retrait du documentaire des programmes de formation du NYPD qui les a suivi.

« (…) Il est clair que les décideurs au sein du NYPD ont trouvé que ce film avait quelque chose de valable, tout comme les employés du Département Fédéral de la Sécurité Intérieure, qui ont fait passer les premiers le DVD du film au NYPD. Le Troisième Djihad présente des interviews exclusives de certains des experts les plus importants du pays en matière de contre-terrorisme, dont l’ancien directeur de la Sécurité Intérieur, Tom Ridge, l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, l’ancien maire de New York, Rudolph Giuliani, et le commissaire du NYPD, Raymond Kelly.

Le New York Times a publié deux articles (ici le premier et là le second), ainsi qu’un éditorial intitulé « film de haine » (« Hateful Film ») durant ces dernières 48 heures. (…) Ceux qui ont dynamité ce film cherchent ainsi à étouffer un débat important portant sur la nature de la communauté musulmane des Etats-Unis, et portant sur les menaces réelles pour notre sécurité que l’endoctrinement et l’islam politique peuvent fait peser (..).

Selon le New York Times, on aurait montré le film à près de 1500 policiers, « depuis les lieutenants jusqu’aux détectives et aux patrouilleurs », sur une période de 3 mois à un an (…). Le CAIR revendique avoir mené « l’enquête » qui a conduit le New York Times à publier ces articles, lors d’un communiqué de presse demandant que le NYPD utilise des éléments en phase avec la sensibilité musulmane dans son programme de formation, pour compenser ce qu’ils estiment être un film islamophobe.

Mais là où le CAIR et le New York Times se sont clairement trompés, c’est que le narrateur du Troisième Djihad est un musulman pieux, qui s’est engagé de manière significative au service des Etats-Unis, comme médecin militaire dans la marine, et comme médecin attaché au congrès américain.

Le sens de ce film, c’est de presser la communauté musulmane à faire son introspection, et à en extirper elle-même cet endoctrinement qui touche une minorité de musulmans.

Ce documentaire se base sur des preuves crédibles, présentées par le FBI, de l’existence d’un « Manifeste »publié par des radicaux et appelant à la mise en œuvre d’une idéologie à la fois violente et politisée au cœur des Etats-Unis.

Cela ne surprendra personne que le CAIR n’ait pas apprécié le contenu du film. Le CAIR y est dénoncé pour ses liens directs avec les Frères Musulmans, son soutien ouvert au Hamas, et ses liens avec le financement du terrorisme.

Le CAIR a été listé comme co-conspirateur non inculpé dans l’affaire du procès de la Holy Land Foundation en 2007, le procès le plus important du financement du terrorisme à avoir jamais été tenu dans l’histoire des Etats-Unis. A la suite de cela, le FBI a coupé officiellement tout lien avec le CAIR - et le NYPD et le New York Times devraient en faire autant ».

Les producteurs du Troisième Djihad dénoncent plusieurs inexactitudes et omissions dans les articles du New York Times :

« Plusieurs autres inexactitudes apparaissent dans l’article. Par exemple, le New York Times note que le film présente un photomontage de la Maison Blanche surmontée d’un drapeau islamique. Mais cette photo, comme de nombreuses autres pièces, est extraite de documents de sources islamistes. Et pourtant le New York Times insinue que les réalisateurs du film sont eux-mêmes à l’origine du photomontage.

Le New York Times fait une fausse citation du film, en déclarant : « Voici le vrai projet de l’islam aux Etats-Unis » récite le narrateur. Alors qu’en fait, la vraie citation du film est la suivante : « Ce document montre quel est le vrai projet de nombreux responsables et chefs musulmans, ici aux Etats-Unis ».

L’article omet intentionnellement de mentionner que ce narrateur est le Dr. Zuhdi Jasser, un musulman pieux.

Le reste des articles du New York Times consiste en attaques ad hominem. Alors même que le CAIR et d’autres labellisent ce film comme islamophobe, on remarque, et c’est ô combien ironique, que les critiques du film ne cessent de pointer qu’un des producteurs a des liens avec des organisations juives. L’article prétend faussement que Raphael Shore travaille aussi en même temps pour Aish HaTorah. »

Lisez la réponse intégrale des producteurs ici.

Et il y a sans doute quelque chose d’aussi louche que les agissements du CAIR : ce sont les relais, les alliés libéraux de l’islamisme dans les media « mainstream ». Et cela se révèle non seulement dans leur charge malhonnête, travestie en reportage, qui a conduit au retrait du documentaire, mais aussi dans la façon dont ils ont couvert la « controverse » qui s’est ensuivie - et dans le choix des personnes qu’ils ont mises en avant.

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Un rassemblement organisé par le CAIR exigeant le limogeage de Kelly, le chef du NYPD, n’a attiré que 20 manifestants environ – soit presque un manifestant pour chaque micro sur le podium

Une recherche Google News a renvoyé 1 011 articles traitant de l’appel du CAIR à la démission du chef du NYPD, le commissaire Kelly. Et ceci malgré le fait que le CAIR a organisé un rassemblement qui n’a attiré qu’une vingtaine de manifestants à New York (voir la photo ci-dessus). Une recherche Google News similaire sur la réaction du Forum Islamique Américain pour la Démocratie n’a renvoyé exactement que trois articles, un du Sacramento Bee, et les autres des obscurs OneNewsNow et PipeLineNews.

Les media décrivent les groupes islamistes radicaux comme représentant l’ensemble des musulmans américains, tout en ignorant leurs liens directs avec des groupes terroristes et, parfois, leur volonté affichée de remplacer la constitution par la charia.

D’un autre côté, les organisations de musulmans modérés soutenant la constitution et la séparation de la mosquée et de l’Etat sont reléguées au loin et marginalisées.

Appelez vos media locaux, écrivez leur, et faites leur savoir que vous souhaiteriez en entendre davantage sur l’AIFD et les autres organisations de musulmans modérés, que l’on trouve dans ce lien sous la rubrique « Organisations de musulmans anti-islamistes » (« Anti-Islamist Muslim Groups »).

Suivez le site Islamist Watch, nous allons continuer à analyser la « controverse » autour du Troisième Djihad dans les jours à venir.

Marc J. Fink est directeur d’Islamist Watch.

Sources : Moderate Muslim Group Backs NYPD Against Onslaught From Islamist Group CAIR and its Liberal Media Enablers, par Marc J. Fink, Islamist Watch, 29 janvier 2012. Traduction par Olaf pour Poste de veille

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