Cet article est signé Eric Allen Bell, un auteur et réalisateur primé de Hollywood très populaire auprès de la gauche américaine radicale, et un ancien contributeur régulier au site DailyKos qui reçoit 1 milion de visiteurs par jour. Bell a été banni de DailyKos après avoir écrit trois articles critiques sur l'islam. Son histoire témoigne de l'aveuglement d'une partie de la gauche et de sa dangereuse alliance avec les islamistes. Elle témoigne aussi de l'hypocrisie de cette gauche qui soutient les islamofascistes qui oppriment les miniorités, les femmes, les esprits libres, les gays, etc.

Voir à la fin du billet une interview de M. Bell par Michael Coren sur SunTV. Vous pouvez visionner son documentaire Not Welcome en cliquant ici.

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Il m’est arrivé une drôle d’histoire, l’autre jour, alors que je conduisais devant le Federal Building à Los Angeles.

Il y avait une foule de gens avec des pancartes affirmant qu’Israël était une puissance agressive au Moyen-Orient et que l’Iran était un bouc émissaire. Arrêté au feu rouge, j’entends un homme avec un mégaphone inciter les protestataires à chanter un refrain accusant Obama de génocide. J’ai vu beaucoup des jeunes et des femmes musulmanes voilées. C’était une manifestation de pacifistes que j’aurais probablement soutenue une année auparavant. Or, bien que je n’aime pas les actions militaires, je sais que l’Iran n’est pas un autre Iraq et qu’en effet les enjeux sont, là, bien plus compliqués que l’image d’Epinal des protestataires, revigorés par le klaxon des automobilistes sympathisants. Alors que le feu passait au vert une autre pancarte attira mon regard : une image des Tours Jumelles, en flammes, avec ceci « Le 11 septembre a été provoqué en interne » (911 was an inside job). Tandis que j’observais cette mer de drapeaux palestiniens et ces collégiens tapant sur des tambours, j’ai ressenti une certaine frustration, une frustration suscitée par une série d’évènements récents qui ont bouleversé ma vision du monde.

En effet, pendant l’été 2010, je venais de quitter Hollywood et mon métier de réalisateur de cinéma afin de profiter de vacances bien méritées et je conduisais en écoutant une histoire sur NPR. Apparemment, les gens de mon futur séjour de vacances, Murfreesboro au Tennessee, étaient sur le pied de guerre concernant la construction d’une méga-mosquée de 53 000 m2, planifiée dans leur petite ville en plein Bible Belt.

J’écoutais attentivement ceux qui étaient venus à cette réunion à l’Hôtel de Ville pour clamer leur opposition, et en tant que nouveau venu dans le Sud, j’étais surpris de telles paroles : « L’Amérique est une nation chrétienne, il n’y a qu’un Dieu et son nom n’est pas Allah et son fils est Jésus Christ » ou « Ces musulmans ne partagent pas mes valeurs, je les refuse comme voisins ». Elevé en Californie du Sud, je n’avais jamais de ma vie entendu de tels propos auparavant. Alors j’ai commencé à suivre cette histoire avec un grand intérêt. A la périphérie de la ville, sur une petite route, il y avait un grand terrain, juste à côté d’une église Baptiste, avec un grand panneau « Futur Centre Islamique de Murfreesboro ». Ce panneau avait été détruit deux fois en six mois. Une fois cassé en deux, une autre fois recouvert des mots « Not Welcome ».

Bible-beltLe comté de Rutherford, où Murfreesboro est situé, a un peu plus de 100 000 habitants et est fier de posséder 200 églises chrétiennes. N’ayant jamais été un chaud partisan de l’islam, du christianisme ni des religions en général (c’est le moins que l’on puisse dire), je voyais cela comme une histoire de David contre Goliath, avec des fanatiques Evangélistes harcelant une paisible population musulmane, implantée là depuis une trentaine d’années sans causer de troubles. Ayant appris qu’en juillet il y aurait une grande manifestation allant de Main Street à la Grande Place, pour protester contre la construction de cette mosquée, j’ai décidé que quelqu’un devait absolument faire un documentaire sur cet évènement.

Malgré le fait que je venais ici pour échapper au monde du cinéma et pour me reposer, il me semblait évident que si je ne faisais pas un film sur cela, personne d’autre ne le ferait. Je voulais montrer au monde ce que je découvrais. Je réunis aussitôt une petite équipe pour le tournage et je commence un documentaire intitulé « Not Welcome ».

Je n’avais jamais vu autant de drapeaux américains en un seul lieu que par cette chaude journée de juillet, tandis que la foule des anti-mosquées se rassemblait au camp de base pour préparer la marche. Les manifestants arboraient des vêtements bleus, blancs et rouges. J’avais quatre caméras pour couvrir l’évènement, dont une équipe avec les activistes de gauche qui voulaient manifester contre cette manifestation et trois caméras avec moi au sein de ceux qui marchaient contre la mosquée.

J’ai réalisé plusieurs interviews sur le parking de l’école où les habitants locaux et ceux qui venaient de plus loin se rassemblaient, préparant leur marche contre ce qu’ils perçoivent non seulement comme une menace dirigée contre leur style de vie mais aussi comme une insulte, suite aux évènements du 11 septembre 2001. Deux candidats au Congrès, promettant « d’arrêter le camp d’entraînement islamique » étaient là, profitant de l’occasion pour faire campagne, l’un d’eux a même fait un discours au mégaphone rappelant à l’auditoire de voter pour lui, s’ils voulaient empêcher la charia de s’installer à Murfreesboro. Le pasteur de l’église Baptiste a rassemblé ses ouailles pour réciter une prière et la manifestation descendit Main Street avec des pancartes comme « Google le coran » ou « Stop au terrorisme de la 5ème colonne » et quelqu’un a distribué des centaines de petits drapeaux israéliens et plusieurs centaines d’opposants défilèrent pour s’opposer à la future mosquée.

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Finalement six mois plus tard, j’avais accumulé 300 heures de tournages sur le terrain, d’interviews variées avec l’organisateur de la marche, les deux candidats au Congrès, le Maire, l’imam de la mosquée et plusieurs de ses membres, de nombreux habitants partisans ou non de la mosquée, des musulmans locaux, des conseillers municipaux, un Chrétien sioniste qui organisait l’opposition à la mosquée, et j’avais même filmé des semaines de procédures au tribunal car un groupe local avait porté plainte contre le Comté afin de les empêcher d’accorder un permis de construire au Centre Islamique.

Le tribunal était un vrai cirque dans lequel un avocat en costume trois-pièces et nœud papillon, alléguait que l’islam n’était pas une religion et qu’il était prêt à porter cette affaire jusqu’à la Cour Suprême si nécessaire. Cette démarche juridique avait lamentablement échoué. Malgré le fait que certaines craintes des citoyens aient été justifiées, j’avais l’impression que ceux qu’ils avaient choisis pour les défendre n’étaient pas à la hauteur. Finalement cette affaire devenait un problème international étant donné l’ampleur que les médias lui conféraient.

Un autre fait s’est produit, quelqu’un a tenté de mettre le feu à des équipements de chantier sur le site de la future mosquée et les activistes étudiants, les « Citoyens du Tennessee pour la Liberté Religieuse » ont institué une veille à la bougie sur le site où des centaines de gens venaient pour protéger la tolérance. Une poignée de jeunes hommes venaient souvent en pick-up pour klaxonner contre le groupe de vigilants. Leurs habits semblaient indiquer qu’ils avaient passé la journée à essuyer les murs. Quand ils n’ont pas hésité à brandir une pancarte avec « NO MOSQUE », tout en commettant une faute d’orthographe au mot mosquée, je n’ai pas hésité à les filmer et même à les provoquer afin d’obtenir une réponse intéressante pour la caméra. Et je l’ai eue ! L’un d’eux a dit que nous devrions suspendre la Constitution et que tous ces « mooslums devraient être renvoyés chez eux, même ceux qui étaient nés ici ».

Un autre incident eu lieu, jetant de l’huile sur le feu, lorsque j’ai interviewé Kevin Fisher lors d’une Tea Party sur la grande place. Selon moi, afin d’éviter d’être catalogués de « racistes », des intérêts financiers (une organisation chrétienne sioniste appelée « Proclaiming justice to the Nations ») avaient choisi la seule personne de couleur, déjà impliquée dans l’histoire, pour conduire la manifestation et celui qui a porté plainte devant la Cour. Kevin Fisher est un Afro-Américain, un décrocheur scolaire, devenu gardien de prison ensuite, et un farouche opposant à cette mosquée, après que sa femme ait demandé le divorce et se soit convertie, vous l’aurez deviné, à l’islam !

Lorsque je l’ai abordé sur la place avec toute mon équipe incluant quatre cameramen, le saluant d’un léger «Salut Kevin », il a saisi son portable pour appeler le 9.1.1, disant qu’il subissait « une attaque raciste ». Cet incident fit la une des journaux locaux et l’enregistrement au 9.1.1 est passé et repassé en boucle sur les infos en soirée. Cela devint une plaisanterie courante lorsque j’étais reconnu à l’épicerie, les gens me pointant du doigt en disant « eh, arrête de me faire du harcèlement raciste » et tout tournait à la vaste rigolade. Les blogs musulmans ont saisi l’occasion de rédiger un article sur la façon dont un opposant avait osé jouer la carte raciale contre un cinéaste qui voulait seulement poser quelques questions.

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CNN a fait apparition en coup de vent dans la ville pour produire un reportage désinvolte décrivant les opposants à la mosquée comme des ploucs illettrés et la communauté musulmane en tant que citoyens ordinaires injustement persécutés. Le producteur de Soledad O’Brien a proposé de m’acheter certaines prises de vue avec la promesse explicite que leur reportage serait intitulé « Islam : in America » dans lequel Murfreesboro n’apparaîtrait que quelques minutes. J’ai reçu le tuyau de quelqu’un de bien informé comme quoi ce producteur me mentait, je l’ai mis au pied du mur et je n’ai reçu que des réponses vagues. J’ai donc décidé de ne pas lui donner la moindre partie de mon travail. J’avais vu juste car le documentaire de CNN s’est exclusivement concentré sur Murfreesboro et était intitulé « Unwelcome : The muslims next door » (Pas les bienvenus, les voisins musulmans). Quoi qu’il en soit, Hollywood, avec son art des coups de poignards dans le dos, avait fini par connaître mon adresse au Tennessee.

J’avais accumulé une foultitude de séquences de grande qualité. Tout cela, combiné avec de plus en plus de menaces physiques à mon encontre lorsque je filmais au milieu de foules agitées, de menaces de mort qui arrivaient par e-mail (m’incitant à me retourner partout où j’allais et m’obligeant à dépenser une petite fortune pour ma sécurité) me fit comprendre qu’il était temps de plier bagages. Mon investigation était terminée, c’était clair et net. Il était temps de quitter Murfreesboro, contacter un éditeur professionnel et assembler mes séquences afin de créer un long documentaire pour une distribution dans les salles de cinéma.

Tout d’abord, je voudrais préciser que lors de ces évènements, j’avais pris position du côté de la communauté musulmane soutenant leur droit légitime de construire un lieu de culte et lorsque j’étais interviewé par les journaux locaux (ce n’est pas tous les jours qu’une si petite ville a la chance qu’un documentaire soit tourné sur son sol), je n’ai jamais hésité à leur donner mon point de vue lorsqu’ils le sollicitaient. Puis après un certain temps, mon opinion était recherchée par des journaux plus importants et par des radios locales pour divers programmes – surtout des conservateurs et surtout pour s’opposer à ma vision des choses. J’ai également été sollicité pour écrire quelques articles sur le blog de Michael Moore.

Après mon départ pour réaliser mon film, des lettres aux éditeurs continuaient de parvenir aux journaux locaux disant que je devais quitter le Tennessee et retourner d’où je viens. Je n’arrivais pas à comprendre cette façon caricaturale qu’avaient les opposants pour faire valoir leur point de vue. J’avais l’impression d’avoir totalement raison, j’en étais absolument certain. Or, il s’avère que j’avais tort.

Tout mon récit jusqu’à maintenant, ma version de l’histoire, c’était exactement ma vision des choses à l’époque, jusqu’à ce que quelque chose ait changé. Je suis donc retourné à Los Angeles, j’ai montré ma version courte de 25 minutes du documentaire à des distributeurs et à des mécènes, et je me suis lancé dans ces courses à hue et à dia qui avaient si bien fonctionné pour lever des fonds pour tous les autres films que j’avais réalisés précédemment. Et comme d’habitude quelqu’un m’a assuré qu’il ferait le nécessaire pour réaliser le film.

J’avais décidé que le focus serait sur « l’ennemi de l’intérieur », soit ce que nous nommons « La chrétienté apocalyptique » (car il y avait des réticences à utiliser des mots comme « sionisme » ou « chrétiens sionistes »). L’affaire de Murfreesboro devait être une sorte de tremplin pour jeter un coup d’œil sur l’influence grandissante du lobby des Evangélistes de la Fin des Temps aux Etats-Unis et la façon dont ils usent de leur influence pour imposer le consentement aux bombardements des pays musulmans riches en pétrole et pour influencer des décisions à prendre dans le domaine public. Le thème central devait être sur les problèmes que nous rencontrons aux Etats-Unis avec nos propres groupes religieux et leurs dingues, plutôt qu’avec un paisible groupe de non-Chrétiens souhaitant simplement construire leur lieu de culte.

J’ai donc écrit quelques articles pour Michael Moore, plusieurs pour le blog Common Dreams et plus d’une centaine pour le Daily Kos, un blog gauchiste si populaire qu’ils reçoivent plus d’un million de visiteurs par jour. J’étais persuadé de protéger l’agneau et de pourchasser le loup. J’étais absolument convaincu d’agir pour le bien dans cette affaire.

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Et pourtant quelque chose me tracassait. Il y avait quelque chose dans tout ça qui clochait. Le Printemps Arabe, auquel je croyais dur comme fer, commençait à dégénérer en hiver arabe, et je commençais à sérieusement me faire du souci. Je suis retourné à Nasville au Tennessee, pour y donner une conférence sur le thème de la compatibilité de l’islam avec la démocratie et ses valeurs, et de retour à l’hôtel mon chauffeur de taxi m’apprend qu’il est égyptien d’origine. Je lui ai demandé ce qu’il pensait de la chute de Moubarak, qui possède 70 millions de dollars alors que son peuple souffre de pauvreté et le taxi me répondit qu’il se sentait concerné. Seulement ? Cette chute n’était-elle pas une bonne nouvelle ? Or cet Egyptien était copte, il me confia qu’il avait peur pour sa famille restée en Egypte. « Si les musulmans prennent le pouvoir, et ils le feront, la situation deviendra dangereuse pour mes parents et mes sœurs. J’en appréhende déjà ».

Après cette conversation, j’ai commencé à prêter plus d’attention aux nouvelles venant du monde musulman au Moyen-Orient. Au fil des mois, j’ai observé comment les Frères Musulmans montaient en puissance en Egypte. J’ai vu comment les pires frayeurs du taxi se réalisaient alors que des chrétiens coptes étaient attaqués par des émeutiers musulmans. J’ai vu la charia, cette loi musulmane si brutale, s’imposer en Tunisie. Après la chute de la Lybie, le Conseil de Transition a lui aussi instauré la charia. Le Pakistan, détenteur de l’arme atomique, a arrêté et puni ceux qui avaient coopéré avec les Etats-Unis pour l’arrestation d’Osama Ben Laden. Une femme Afghane est menacée d’être exécutée pour le crime d’avoir subi un viol. Des histoires similaires font surface aussi en Iran. Un homme ayant écrit « Dieu n’existe pas » dans son profil Facebook, en Indonésie, le plus grand pays musulman au monde, a été incarcéré pour blasphème. Plusieurs musulmans en Angleterre ont été arrêtés pour avoir distribué des tracts aux Londoniens, réclamant que les homosexuels soient pendus pour violation de la loi islamiques à cause de leur style de vie.

Et je fus frappé d’un coup par l’évidence. Même si ces villageois de Mufreesboro avaient, si maladroitement, exprimé leurs inquiétudes, ils n’avaient qu’à moitié tort. Je me souviens d’avoir interviewé Frank Gaffney devant un tribunal, lui demandant s’il pensait réellement que les paisibles musulmans ici présentaient une vraie menace pour l’Amérique et il me répondit que non. Sa réponse me déstabilisa alors je lui ai demandé s’il pensait qu’une communauté qui représente seulement 1 % de la population américaine pourrait soudain se lever et essayer de prendre le contrôle du pouvoir et nous imposer la charia à nous tous. Là encore il me répondit par la négative. Ensuite il souligna que je posais les mauvaises questions. Il suggéra que je cherchais des réponses pouvant étayer les conclusions auxquelles j’étais déjà parvenu. Il ajouta, qu’après avoir fait des recherches laborieuses, il était parvenu à d’autres conclusions et m’invita à poursuivre mes investigations. Il me tendit un rapport, que j’ai lu des mois et des mois plus tard.

C’est alors que j’ai recontacté mes mécènes pour leur signifier que le film que nous étions en train de tourner n’était pas suffisamment intègre. Je sentais que tout ce que j’avais mis dans cette version courte de 25 minutes (celle que j’utilise pour lever des fonds) était vraie, mais seulement à moitié. Il était indispensable de montrer également les menaces bien réelles inhérentes à l’islam. Nous devions montrer que la vie paisible de ces petites communautés musulmanes était en fait l’exception qui confirme la règle. Je voulais montrer ce qui se passe dans les pays où les musulmans deviennent une majorité, comment les femmes y sont traitées, les homosexuels exécutés, et que la liberté d’expression y est abolie, que la loi brutale de la charia est incompatible avec les valeurs démocratiques, bref tout ce que je pouvais trouver pour toucher la corde sensible des progressistes. Et la réponse fusa « Eric, tu commences à parler comme un islamophobe, nous ne voulons pas d’un film qui effraie les gens, restons-en aux plans prévus au début, ok ? ».

Je voulais les convaincre. Je leur ai montré un livre, « The truth about Mohammed » (La vérité sur Mahomet), ils ont alors rétorqué que l’auteur était Robert Spencer et que le Southern Poverty Law Center, avait ajouté son site « Jihad Watch » sur la liste des blogs haineux et racistes. Je leur ai conseillé de regarder un documentaire intitulé « Islam : What the West needs to know » (L’islam : ce que l’Occident doit savoir) et je fis valoir que j’avais effectué des investigations personnelles et que j’étais parvenu aux mêmes conclusions que ces auteurs, mais ils ne voulaient même pas regarder ce documentaire, convaincus d’avance que c’était « raciste » et de la « propagande pour instiller la peur ».

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Cela va sans dire que je commençais à devenir très frustré de la tournure des choses. Je leur ai alors montré des versets du coran appelant à assassiner les Infidèles et ils répondirent que ces versets étaient probablement « sortis de leur contexte ». Je leur ai montré un clip vidéo de Memri TV où un jeune Egyptien récite un hadith demandant de tuer les Juifs et ils répondirent « on ne peut pas croire Memri, ils ont des visées politiques ».

J’ai mentionné le site lanceur d’alertes sur l’islamophobie, le populaire « Loonwatch » et comment ils utilisent toujours le même schéma pour dévier toutes les critiques sur l’islam radical et violent en traitant de parano ou de raciste quiconque ose exprimer un doute en public et le fait que je considérais ceci comme un effort intentionnel pour créer un écran de fumée afin de protéger les terroristes. J’ai aussi souligné que tout ce que Loonwatch raconte est parfaitement en phase avec la ligne du parti de CAIR (Council on American Islamic Relations) et qu’actuellement CAIR est cité à comparaître en tant que co-conspirateur dans la poursuite pénale contre la Holy Land Foundation, la plus grande société « caritative », qui collectait et transférait des sommes colossales aux organisations terroristes musulmanes. Je leur ai dit également que CAIR avait des liens avec le Hamas et avec les Frères Musulmans, d’où Al Qaida est issue. J’ai exprimé mon inquiétude sur le fait que l’imam égyptien du Centre Islamique de Murfreesboro pourrait avoir des liens avec les Frères Musulmans, ce que je n’avais pas réussi à établir avec certitude. Mais étant donné que CAIR est soutenu par l’émission de Glenn Greenwald et Amy Goodman et par Democracy Now, on m’a fait savoir que mes faits devaient être tous faux. Ils ont aussi allégué que si vraiment CAIR était une organisation soutenant le terrorisme, comment se faisait-il alors qu’ils bénéficiaient d’une exemption d’impôts et que le groupe n’était pas dissous ? Quand je leur ai répondu que j’ignorais pourquoi, mais que peut-être le gouvernement préférait les laisser à l’air libre afin de les avoir à l’œil plutôt que de les laisser se cacher dans la clandestinité, ils m’ont rétorqué que mon jugement était de plus en plus confus et que j’avais sans doute besoin de prendre un peu de recul par rapport à ce projet.

Dans une dernière tentative, je leur ai montré des séquences de l’imam de Murfreesboro soutenant la lapidation, admettant que Mahomet avait lui-même lapidé quelqu’un à mort, affirmant que l’on ne peut jamais faire confiance aux femmes car elles sont irrationnelles. Ensuite je leur ai fait remarquer qu’un des membres du Comité de Direction du Centre Islamique de Murfreesboro était mis en examen suite à des images de MySpace où il se vantait de sa forte sympathie pour le Hamas. Ils m’ont répliqué que le Hamas avait été démocratiquement élu et que je devais choisir : soit rester avec l’idée de départ du film, soit rendre l’argent et me trouver un autre mécène. Ce que j’ai fait. J’ai pris la porte. Si je ne peux pas réaliser un documentaire honnête alors je change de business. Je n’allais pas ajouter ma voix à tout ce vacarme, je voulais réaliser un truc qui dise la vérité, même si cette vérité est dure à avaler.

La situation est cocasse parce que je dirige un site appelé Global One TV, qui a reçu environ 23 millions de visiteurs à ce jour, et le thème de ce blog est « La révolution intérieure crée la révolution extérieure » et me voilà prêt à m’appliquer mon propre médicament. Ma propre révolution intérieure, le questionnement de mes conclusions à la lumière d’une recherche plus profonde de la vérité, m’avait amené sur un terrain bizarre. J’ai repensé à cette célèbre citation de Nietzsche : « Si tu regardes au fond des abysses, les abysses regardent aussi au fond de toi ».

N’ayant plus rien à perdre, j’ai tiré parti de ma position valorisante à Daily Kos pour continuer à dire la vérité. En janvier 2012, j’ai pondu trois textes consécutifs pour le Daily Kos. Le premier intitulé Loonwatch.com and radical islam dans lequel je raconte comment Loonwatch esquive constamment toutes les critiques à l’encontre de l’islam radical. Je critique la théologie islamique, tout en insistant sur le fait que la plupart des musulmans sont pacifiques. Les commentaires sur Daily Kos m’ont donné l’impression d’assister à mes propres funérailles. C’était comme une lapidation publique. Personne ne songeait à réfuter aucun des points que j’avais mis en exergue dans mon article, mais des centaines de commentaires m’ont accusé d’être « d’extrême droite », « raciste » et « islamophobe ». C’était désopilant.

Le jour suivant, j’ai reçu un courriel de Loonwatch.com avec un article incluant mon nom et ma photo, diffusé sur tous les sites islamistes, me baptisant « Le parano intégral ». Cet article fut repris par IslamophobiaToday.com et TheAmericanMuslim.org, et ensuite recyclé vers tous les blogs islamiques de la planète, y compris dans des lieux où nous savons tous ce qui arrive à ceux qui sont catalogués comme ennemis d’Allah et qui osent « insulter » l’islam.

Dans mon deuxième article, j’ai essayé d’étoffer mon point de vue concernant ces loups déguisés en agneaux tels que « Islamophobia Watchdog sites » et leur première ligne de défense, tous ces sites de la blogosphère des lemmings gauchistes infidèles formatés pour vomir le mot « islamophobe « au moindre signal. Cet article s’appelait How and Why Loonwatch.com is a Terrorist Spin Control Network . Comme vous pouvez l’imaginer, cet article a rencontré le même lynchage médiatique de tous ceux qui, plutôt que de lire l’article et de le réfuter, s’attaquent au messager l’accusant « d’islamophobie ». Il y a eu aussi deux articles de Daily Kos pour m’attaquer personnellement, un autre de Loonwatch où quelqu’un suggérait que j’étais du Tennessee et donc un véritable plouc analphabète, etc. De nouveau, mon nom a été étalé sur la place publique à travers les réseaux des Blogs islamistes, y compris la page de garde de CAIR, familier du double langage et qui traduit tout en langue djihadie qui signifie « ennemi d’Allah » et « insulte à l’islam ».

Compte tenu de l’incroyable lourdeur d’esprit des gauchistes, et comment ils ne perçoivent pas que les croyances de l’islam sont en conflit direct avec les droits humains, les droits des homosexuels, les droits des femmes et les valeurs démocratiques élémentaires, j’ai pondu un dernier article intitulé Do You Support Human Rights ? (Etes-vous pour les droits humains ?) et alors, là, j’ai carrément été banni du Daily Kos. Notons que dans l’un des articles de Loonwatch.com, un auteur, avec le pseudo Danios, réclamait que Daily Kos me fasse taire et donne le lien afin que les lecteurs puissent directement écrire aux éditeurs de Daily Kos, pour que cet « islamophobe » soit censuré. Et cela a marché, prouvant une fois de plus la relation huile et eau de l’islam avec la liberté d’expression.

A partir de là, les choses tournèrent au vinaigre. Robert Spencer lui-même m’a envoyé un courriel et nous avons eu un dialogue constructif. Il m’est apparu immédiatement que cet homme n’éprouvait aucune haine envers qui que ce soit. Aussi lorsque Robert m’a demandé l’autorisation d’imprimer ma réponse à son courriel dans Jihad Watch, j’ai répondu « oui, pourquoi pas « ? Aussitôt le nombre de mes amis sur mon compte Facebook a chuté de manière vertigineuse. Mes amis et mes relations m’ont dit que j’étais devenu un instigateur de haine, un promoteur de la peur et un islamophobe. J’ai eu beau plaider qu’un islamophobe est quelqu’un qui éprouve une peur irrationnelle de l’islam, il n’y a aucune possibilité de raisonner quelqu’un de totalement endoctriné dans la tyrannie du politiquement correct.

C’est pile à ce moment-là que l’histoire de la police de New York utilisant une certaine vidéo documentaire pour la formation des policiers sur l’islam a éclaté. Cette vidéo est narrée par un musulman croyant qui s’oppose au terrorisme et au djihad, il a été consultant pour la police, a servi dans l’armée et est le médecin privé de plusieurs membres influents du gouvernement des Etats-Unis. Ce documentaire est intitulé « The Third Jihad » (Le troisième djihad), or il est apparu que CAIR considère ce film « islamophobe » et a exigé que la police NYPD le retire immédiatement, et, bien sûr, ils s’exécutèrent. CAIR a aussi exigé la démission du chef de la police de New York, et la blogosphère gauchiste a entonné le refrain connu, tous en chœur, en particulier avec des articles du Huffington Post, prétendant que The Third Jihad était pure propagande, incitation à la haine raciale et bien sûr, « islamophobie ». Lorsque j’ai ajouté un lien à ce documentaire sur ma page Facebook, j’ai reçu encore plus d’accusations d’islamophobie par des gens qui avaient pourtant auparavant déclaré combien ils aimaient mes écrits qu’ils trouvaient si inspirants.

Ensuite Jamie Glazov de Frontpagemag.com, membre du Freedom Center de David Horowitz, m’a contacté pour me proposer de participer à son émission à la radio (ce que j’ai accepté) j’ai surfé sur le web pour voir un peu qui était David Horowitz. Je constatai tout de suite que nous ne sommes pas du même bord sur le plan politique, cependant une chose évidente que Horowitz démontre avec une clarté stupéfiante, c’est cette alliance contre nature entre la gauche progressiste et l’islam, l’islam radical utilisant les médias progressistes afin de créer un écran de fumée, un lieu où l’extrémisme peut apparaître sous une apparence modérée et recevoir ainsi la bénédiction de la gauche. Il montre également que dans la plupart des universités américaines, les étudiants sont endoctrinés, radicalisés par l’ultra gauche. Un truc me revint à l’esprit. En effet, tous les manifestants collégiens et étudiants qui s’agitaient pour la construction de la mosquée de Murfreesboro étaient soit des socialistes, soit des communistes. Les ados étaient bien encadrés par un professeur, qui agissait comme mentor, un socialiste qui gravitait toujours autour des jeunes, s’infiltrant dans leurs groupes, prenant les plus intelligents et les plus brillants sous son aile, alors que le nombre du groupe du campus appelé « Solidarity » gonflait, recrutant quelques étudiants dans les manifs pro mosquée. Ouais…

Nous en sommes là maintenant, on nous apprend que le Koweït vire islamique, que le NYPD acquiesce aux exigences du CAIR, une branche d’une organisation terroriste, afin de rester politiquement correct. Suis-je devenu un conservateur dans tout ça ? Non, pas vraiment. Je suis toujours contre l’invasion de l’Irak. Je crois toujours que les guerres doivent être évitées autant que possible. Je pense encore que George Bush a été une calamité pour l’Amérique. Je soutiens le mariage des homosexuels. Vous voyez le genre. Je soutiens les droits humains et m’oppose à tout ce que je perçois comme une violation de ces droits.

Où puis-je me situer par rapport à l’islam ? Observons son fondateur, un homme de 53 ans qui viole une fillette de 9 ans, un propriétaire d’esclaves, un leader qui donne l’ordre de torturer des innocents, de lapider les adultères, de décapiter des centaines de non-croyants, un tueur, un chef de guerre qui a répandu sa « religion de paix » par le glaive, un homme qui souffrait d’hallucinations auditives lui ordonnant d’être violent, un tyrant, un fou furieux assassin, l’équivalent à 10 000 Osama Ben Ladens. Et ce fou sadique est considéré comme « le beau modèle » de l’islam ! Que peut-on dire de plus au sujet de l’islam à part ces faits ?

Dans le climat actuel, où des innocents sont tués quand des corans sont brûlés, quand il y a des émeutes et des menaces d’attentats pour des caricatures qui offensent la sensibilité des musulmans, quand un écrivain comme Salman Rushdie est averti par les Services de Renseignements Indiens qu’il serait préférable pour sa sécurité de ne pas venir en Inde pour participer au plus grand festival littéraire mondial, quand des musulmans à l’extérieur de ce festival menacent et hurlent pour forcer les organisateurs à annuler même une participation de Rushdie par vidéoconférence, un monde où Theo Van Gogh a reçu une douzaine de balles, en plein jour, puis a été poignardé, avec un coup droit dans le cœur, dans une rue européenne, pour avoir tout simplement produit un film de dix minutes sur les mauvais traitements subis par les femmes musulmanes.

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Nous vivons dans un monde constamment terrorisé par les militants musulmans dont la folie furieuse est cooptée par toute une armée de bloggeurs gauchistes, qui les justifient, qui nous racontent que le 11 septembre est sans doute de notre faute. Je me demande ce qui va arriver à mon documentaire dans un tel monde ? Comment mon « Not Welcome » va-t-il être reçu ? Les salles de cinéma vont-elles le refuser à l’instar de toutes ces librairies qui avaient retiré les caricatures danoises de leurs rayons ? Les festivals du film auront-ils peur de le montrer ? Ma vie sera-t-elle en danger ? Un imam dingue va-t-il émettre une fatwa ordonnant ma mise à mort ? CAIR va-t-il gagner encore plus d’influence politique et infiltrer le système pour faire bannir mon film en tant que « discours de haine ». Les critiques, craignant pour leur vie, vont-ils éviter d’en parler ?

La vision des gauchistes que le djihad furtif ne serait qu’une de ces fumeuses théories du complot, serait-elle vraie ? Qui va gagner, la liberté d’expression ou la sauvagerie grandissante des émeutiers au nom du djihad. Laissez-moi vous dire tout simplement une chose : je ne vais pas reculer, je ne vais jamais me laisser intimider, menacer, terroriser par la « religion de paix ».

Nous avons tous une responsabilité solidaire avec tous les habitants de cette planète et surtout envers ceux à qui nous laisserons la planète après notre mort. Parfois, il faut supporter de devenir impopulaire afin de protéger les droits des innocents. A vous tous, Loonwatch, CAIR et tous les nombreux réseaux de soutien aux terroristes, vous n’aurez pas ma peau, de loin s’en faut, et comme dit le dicton : « Vous avez le droit de brandir votre poing, mais ce droit cesse quand votre poing rencontre mon nez ».

Réflexion faite, je crois quand même que le Centre Islamique de Murfreesboro a le droit de construire son lieu de culte, à condition qu’ils n’enfreignent pas la loi. Nous ne sommes pas obligés d’apprécier cette idée, mais le Premier Amendement a été instauré aux Etats-Unis, non pas pour protéger des idées populaires, qui de facto n’ont pas besoin d’être protégées, mais surtout afin de défendre des idées impopulaires. Ce droit est vraiment quelque chose que vous ne trouverez jamais dans un pays musulman et il vaut la peine de se battre pour le défendre, même lorsque la soi-disant « religion de paix » essaie de vous obliger à la fermer.

Paix

Source : The High Price of Telling the Truth About Islam, par Eric Allen Bell, FrontpageMag, 7 février 2012. Traduction par Capucine pour Poste de veille

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Interview de Eric Allen Bell par Michael Coren :


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