Le premier parti politique yéménite issu de la mouvance salafiste a été formé mercredi et ses représentants ont invité le président Abd-Rabbou Mansour Hadi, élu en février, à appliquer la charia à toutes les sphères de la société.

Les militants salafistes, qui prônent le retour aux origines de l'islam, refusaient jusqu'ici de s'impliquer en politique, mais le succès d'Al Nour, devenu la deuxième force parlementaire d'Egypte, a sans doute changé la donne. «Après des mois d'études et de discussions sur la nécessité d'une immersion dans le processus politique, nous avons décidé de fonder l'Union Rachad», peut-on lire dans un communiqué du mouvement yéménite, selon lequel cette implication relève du devoir religieux.

Outre son appel à l'instauration de la loi islamique, il exhorte Sanaa à s'opposer aux ingérences étrangères et prône le dialogue avec les extrémistes sunnites actifs au Yémen et les rebelles chiites du Nord.

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