Voir les extraits-vidéo sous-titrés en anglais : http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/3443.htm

Ci-dessous quelques extraits d´une entrevue avec Zead Ramadan, président du CAIR-NY, diffusée sur Press TV le 13 mai 2012.

Zead Ramadan : Je pense que les Etats-Unis et les Américains doivent comprendre que nous avons des éléments extrémistes en Amérique, qui ne sont pas musulmans, et qui croient que l´Amérique devrait être d´une seule couleur, n´avoir qu´un mode de vie, et cela n´a rien à voir avec l´Amérique. L´Amérique a invité des immigrés du monde entier à venir construire le pays, tout au long de son histoire.

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A chaque fois que vous croyez que l´Amérique, le "pays de la liberté", va évoluer et dépasser son [fanatisme], de nouvelles voix plus intolérantes, plus extrémistes, se font entendre. Il semble qu´elles se réveillent en période électorale, parce que certains pensent qu´ils pourront obtenir l´appui d´importants groupes de fidèles s´ils parlent mal d´autres personnes. La cible la plus facile... la minorité... La cible la plus facile, ce sont les musulmans.

Dans l´Allemagne nazie, ils prenaient pour cible la minorité, la minorité juive, et malheureusement, on est passé de ce qui n´était qu´une philosophie, des mots, à l´action. Ce n´est pas ce que nous voulons pour l´Amérique.

Je ne pense pas que nous en arriverons là, mais je pense que nous ne devons pas laisser la situation évoluer en ce sens, vu que les commentaires émis à l´encontre des musulmans font très curieusement écho aux commentaires portés contre les juifs par les nazis. Beaucoup disent qu´ils veulent que l´on fasse sortir les musulmans du pays, qu´ils devraient avoir un statut civil différent ; tout cela insulte la Constitution des États-Unis.

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Ce que nous constatons, c´est que les attaques contre les musulmans sont à nouveau en hausse – vu que nous sommes en période de campagne électorale. A chaque campagne électorale, certains, comme Newt Gingrich, Santorum, et même Mitt Romney, émettent des commentaires très négatifs sur les musulmans. Les gens se disent alors : si un candidat à la présidence peut faire des remarques désobligeantes, et s´il diffuse un discours négatif sur les musulmans... Cela l´enhardira à prendre des mesures négatives contre les musulmans, accroîtra le sentiment de préjudice. Et au lieu de rester dans leurs têtes, [ce sentiment descendra] jusque dans leurs mains. Je pense que c´est très dangereux.

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  memri@memrieurope.org.

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